Quand j’ai rencontré Ruddy, il était charmant et lumineux.
On passait des moments simples et agréables ensemble.
Il aimait partager, discuter… et n’aimait pas être seul, même pour aller manger quelque part.
Petit à petit, la maladie a pris de plus en plus de place.
Avec son oxygène, ses rendez-vous, ses inquiétudes…
Il faisait face comme il pouvait.
Il pouvait être très agréable, généreux, puis parfois plus difficile, plus à vif.
Avec le temps, j’ai compris que c’était aussi la peur, la fatigue et la douleur qui parlaient.
Il portait beaucoup de choses en lui.
Une inquiétude face à la maladie, une lutte intérieure,
et sans doute aussi la peur de se retrouver seul.
Il s’isolait pour ne pas déranger…et en même temps, il souffrait de cette solitude.
Ruddy était plein de contradictions,
et c’est aussi ce qui le rendait profondément humain et attachant.
Je me souviendrai de son timide sourire,
de sa manière bien à lui de s’organiser, avec ses petits papiers partout,
De « ses » places de parking qu’il s’était attribuées,
de ses habitudes, de ses moments de légèreté comme de ses moments plus compliqués.
Tout cela faisait partie de lui.
Je crois aussi que cette période a été difficile pour beaucoup de monde autour de lui.
Certains ont pris de la distance, parfois sans trop savoir comment faire autrement.
Et je pense qu’il est important de dire que cela ne fait pas d’eux de mauvaises personnes.
Moi-même, j’ai parfois été dépassée,partagée entre l’envie d’aider et le besoin de prendre du recul.
Et je crois que c’est quelque chose de profondément humain.
Faire face à la maladie, à la peur, à la souffrance… ce n’est pas simple.
Chacun fait comme il peut, avec ses forces et ses limites.
Je veux aussi vous dire qu’il n’a pas été seul jusqu’au bout.
Sarah, tu as été là, alors que rien ne t’y obligeait.
Tu as pris les choses en main avec beaucoup de courage et de présence,
et tu l’as accompagné jusqu’à la fin.
Océane, même si ce n’était pas simple,
tu as fait le choix d’être présente, de l’aider, de te rapprocher de lui.
Et cela a compté.
Je pense sincèrement que votre présence à toutes les deux a eu beaucoup de valeur pour lui.
J’aurais tellement espéré pour lui que l’apaisement arrive bien plus tôt.
Aujourd’hui, malgré tout ce qu’il a traversé, j’espère qu’il a trouvé la paix.
Repose en paix, Ruddy.
Je ne connais pas la famille, et je leur présente mes condoléances et qu’il sachent que Ruddy a enfin le même statut que tous les humain.
La photo du faire-part est magnifique, elle le représente très bien.
Condoléances(1)-
Chantal Debaise
25 mars 2026 at 10h46Quand j’ai rencontré Ruddy, il était charmant et lumineux.
On passait des moments simples et agréables ensemble.
Il aimait partager, discuter… et n’aimait pas être seul, même pour aller manger quelque part.
Petit à petit, la maladie a pris de plus en plus de place.
Avec son oxygène, ses rendez-vous, ses inquiétudes…
Il faisait face comme il pouvait.
Il pouvait être très agréable, généreux, puis parfois plus difficile, plus à vif.
Avec le temps, j’ai compris que c’était aussi la peur, la fatigue et la douleur qui parlaient.
Il portait beaucoup de choses en lui.
Une inquiétude face à la maladie, une lutte intérieure,
et sans doute aussi la peur de se retrouver seul.
Il s’isolait pour ne pas déranger…et en même temps, il souffrait de cette solitude.
Ruddy était plein de contradictions,
et c’est aussi ce qui le rendait profondément humain et attachant.
Je me souviendrai de son timide sourire,
de sa manière bien à lui de s’organiser, avec ses petits papiers partout,
De « ses » places de parking qu’il s’était attribuées,
de ses habitudes, de ses moments de légèreté comme de ses moments plus compliqués.
Tout cela faisait partie de lui.
Je crois aussi que cette période a été difficile pour beaucoup de monde autour de lui.
Certains ont pris de la distance, parfois sans trop savoir comment faire autrement.
Et je pense qu’il est important de dire que cela ne fait pas d’eux de mauvaises personnes.
Moi-même, j’ai parfois été dépassée,partagée entre l’envie d’aider et le besoin de prendre du recul.
Et je crois que c’est quelque chose de profondément humain.
Faire face à la maladie, à la peur, à la souffrance… ce n’est pas simple.
Chacun fait comme il peut, avec ses forces et ses limites.
Je veux aussi vous dire qu’il n’a pas été seul jusqu’au bout.
Sarah, tu as été là, alors que rien ne t’y obligeait.
Tu as pris les choses en main avec beaucoup de courage et de présence,
et tu l’as accompagné jusqu’à la fin.
Océane, même si ce n’était pas simple,
tu as fait le choix d’être présente, de l’aider, de te rapprocher de lui.
Et cela a compté.
Je pense sincèrement que votre présence à toutes les deux a eu beaucoup de valeur pour lui.
J’aurais tellement espéré pour lui que l’apaisement arrive bien plus tôt.
Aujourd’hui, malgré tout ce qu’il a traversé, j’espère qu’il a trouvé la paix.
Repose en paix, Ruddy.
Je ne connais pas la famille, et je leur présente mes condoléances et qu’il sachent que Ruddy a enfin le même statut que tous les humain.
La photo du faire-part est magnifique, elle le représente très bien.